Faire de la torture une affaire personnelle

Comment venir en aide à un rescapé de la torture ? Telle est la question que se pose ce numéro du FIL à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, le 26 juin.

Nous demandons à Farida Aarrass pourquoi elle ne lâchera jamais prise dans son combat en faveur de son frère Ali. Nous découvrons comment l’héritage psychothérapeutique de Helen Bamber, figure historique d’Amnesty, se perpétue dans le calme d’un jardin londonien. Nous rencontrons deux femmes très différentes qui protestent régulièrement au nom de personnes qu’elles n’ont jamais rencontrées. Et nous apprenons comment notre nouvelle application, appelée « Bouton d’urgence », permet de protéger les personnes menacées.

Nos rencontres avec ces hommes et ces femmes remarquables ont répondu à notre question. Nous pouvons venir en aide aux rescapés de la torture en faisant de leur expérience une affaire personnelle. En ne les abandonnant jamais et en leur donnant l’espace nécessaire pour se reconstruire. En leur accordant un soutien sans faille jusqu’à ce qu’ils obtiennent justice. Et en veillant à ce que personne ne soit plus jamais victime de la torture.

Joignez-vous à nous. Stop Torture : ensemble, c’est possible.

Posted in Afrique du Sud, Allemagne, Bulgarie, Burkina Faso, Censure et liberté d'expression, Défenseurs des droits humains et militants, Émirats arabes unis, Grèce, Maroc, Migrants, Mortalité maternelle et droits reproductifs, Mortalité maternelle et droits reproductifs, Personnes en danger, Prisonniers d'opinion, Réfugiés, Royaume-Uni, Santé maternelle et droits reproductifs, Torture et mauvais traitements | Leave a comment

Fuir Mossoul : «Nous avons tout laissé derrière nous pour échapper à la mort.»

Le drapeau de l'État islamique en Irak et au Levant à Mossoul. ©EPA/MOHAMMED AL-MOSULI.

Le drapeau de l’État islamique en Irak et au Levant à Mossoul. ©EPA/MOHAMMED AL-MOSULI.

Par Donatella Rovera

Alors que l’État islamique assoit son emprise sur Mossoul, les habitants qui ne partagent pas son fondamentalisme extrême sont soumis à des traitements cruels – pour lesquels ceux qui ont contribué à la guerre en Irak portent une responsabilité historique.

Marvin est un comptable de 27 ans. Sa vie et celle de sa famille ont été bouleversées la semaine dernière, lorsque des membres de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) sont arrivés chez lui à Mossoul, dans le nord de l’Irak.

Les militants de l’EIIL qui contrôlent aujourd’hui la ville ont donné à Marvin, à ses parents âgés et à son frère et à sa sœur quatre choix épineux : se convertir à l’islam, payer la jizya (taxe pour les non-musulmans), quitter la ville… ou être décapités. Les militants ont ensuite peint la lettre arabe « N » (pour nasrani ou chrétien) sur la maison.
Lire la suite

Posted in Irak | Tagged , , | Leave a comment

« À Gaza, on n’est en sécurité nulle part » – Un aperçu de la vie sous les bombes

Les ambulances font partie des biens de caractère civil fréquemment touchés dans le cadre de la campagne israélienne de bombardements, ce qui montre qu’on n’est en sécurité nulle part à Gaza. © DR

Entretien avec un militant de terrain défendant les droits humains à Gaza

Ce matin, alors que je me brossais les dents, j’ai entendu le bourdonnement familier d’un drone décrivant des cercles au-dessus de notre immeuble. J’ai fait abstraction de ce bruit. Des drones tournent au-dessus de chez nous en permanence ; on ne sait jamais s’ils sont là uniquement pour une opération de surveillance ou parce qu’un tir de missile est imminent. On se sent impuissant face à cette incertitude. Que peut-on faire ?

Cinq minutes plus tard, un missile tiré par ce qui devrait être, à en juger par le bruit, un avion de chasse F-16, s’est abattu tout près. Le fort retentissement a fait accourir les enfants jusqu’à moi. En quête de réconfort et de sécurité, ils ont envahi la salle de bains. Ils étaient si effrayés et pâles ; ils avaient les yeux rougis par le manque de sommeil. J’ai la réputation de savoir garder mon sang-froid, certains disent que j’ai des nerfs d’acier, alors, comme souvent, je leur ai simplement souri – ma brosse à dents encore dans la main. Le soulagement de me voir sourire les a fait glousser ; c’est une de ces réactions absurdes que l’on a dans les situations de stress extrême. Lire la suite

Posted in Conflits armés, Crimes de guerre et crimes contre l'humanité, Israël et territoires palestiniens occupés | Tagged , , , | Leave a comment

Des familles morcelées en République dominicaine

Liliana Nuel et sa famille. © Amnesty International

Par Robin Guittard, chargé de campagne pour les Caraïbes à Amnesty International

Les règles régissant l’acquisition de la nationalité dominicaine sont un enchevêtrement de cases à cocher et de critères à remplir, mais pour la famille Nuel, l’impact de la nouvelle législation en la matière est on ne peut plus cruel. Par un hasard administratif, deux des trois enfants de cette famille sont susceptibles de se voir accorder la nationalité et tous les avantages que cela suppose, tandis que le troisième pourrait rester apatride, perdu dans les limbes.

J’ai rencontré la famille Nuel en mars 2014. Tandis que ses trois jeunes enfants gazouillaient à ses pieds, Liliana Nuel m’a parlé des rêves qu’elle avait pour sa famille et pour elle-même. Elle rêve d’étudier le droit à l’université, et nourrit également de grands espoirs pour ses trois petits.

Lire la suite

Posted in Haïti, République Dominicaine | Leave a comment

Maintenir les réfugiés hors de Bulgarie

Par Barbora Černušáková, spécialiste de la Bulgarie à Amnesty International

Nous avons rencontré Hassan un jour de pluie dans un centre d’accueil pour réfugiés et demandeurs d’asile à Harmanli (Bulgarie), à environ une heure de route de la frontière turque. Il partage une chambre avec sept autres Syriens qui se sont rendus en Europe pour fuir le conflit armé.

Il nous a expliqué qu’il avait fini par arriver en Bulgarie en mars 2014, à sa neuvième tentative.

Lire la suite

Posted in Asile, Bulgarie, Réfugiés | Leave a comment

« Cela commence ici même » – la longue route du Soudan du Sud

Mary, de l’ethnie murle et Ayor, une femme dinka, se tiennent par la main dans un camp pour personnes déplacées à Djouba, la capitale du Soudan du Sud. © Amnesty International

Par Alex Neve, secrétaire général d’Amnesty International Canada (anglophone)

Tant d’instants m’ont marqué. Lors de cette récente mission au Soudan du Sud, des souffrances inimaginables et des peurs extrêmes nous ont été racontées par des personnes qui ont fait preuve d’une force inépuisable et d’une grande résilience, tantôt aux prises d’un profond désespoir et tantôt animées d’une foi déterminée.

Dans plusieurs cas, je ne m’attendais pas à vivre ces instants. Lire la suite

Posted in Conflits armés, Femmes, Non classifié(e), Personnes déplacées à l'intérieur d'un pays, Réfugiés, Soudan du Sud | Leave a comment