Faire de la torture une affaire personnelle

Comment venir en aide à un rescapé de la torture ? Telle est la question que se pose ce numéro du FIL à l’occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, le 26 juin.

Nous demandons à Farida Aarrass pourquoi elle ne lâchera jamais prise dans son combat en faveur de son frère Ali. Nous découvrons comment l’héritage psychothérapeutique de Helen Bamber, figure historique d’Amnesty, se perpétue dans le calme d’un jardin londonien. Nous rencontrons deux femmes très différentes qui protestent régulièrement au nom de personnes qu’elles n’ont jamais rencontrées. Et nous apprenons comment notre nouvelle application, appelée « Bouton d’urgence », permet de protéger les personnes menacées.

Nos rencontres avec ces hommes et ces femmes remarquables ont répondu à notre question. Nous pouvons venir en aide aux rescapés de la torture en faisant de leur expérience une affaire personnelle. En ne les abandonnant jamais et en leur donnant l’espace nécessaire pour se reconstruire. En leur accordant un soutien sans faille jusqu’à ce qu’ils obtiennent justice. Et en veillant à ce que personne ne soit plus jamais victime de la torture.

Joignez-vous à nous. Stop Torture : ensemble, c’est possible.

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Des familles morcelées en République dominicaine

Liliana Nuel et sa famille. © Amnesty International

Par Robin Guittard, chargé de campagne pour les Caraïbes à Amnesty International

Les règles régissant l’acquisition de la nationalité dominicaine sont un enchevêtrement de cases à cocher et de critères à remplir, mais pour la famille Nuel, l’impact de la nouvelle législation en la matière est on ne peut plus cruel. Par un hasard administratif, deux des trois enfants de cette famille sont susceptibles de se voir accorder la nationalité et tous les avantages que cela suppose, tandis que le troisième pourrait rester apatride, perdu dans les limbes.

J’ai rencontré la famille Nuel en mars 2014. Tandis que ses trois jeunes enfants gazouillaient à ses pieds, Liliana Nuel m’a parlé des rêves qu’elle avait pour sa famille et pour elle-même. Elle rêve d’étudier le droit à l’université, et nourrit également de grands espoirs pour ses trois petits.

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Maintenir les réfugiés hors de Bulgarie

Par Barbora Černušáková, spécialiste de la Bulgarie à Amnesty International

Nous avons rencontré Hassan un jour de pluie dans un centre d’accueil pour réfugiés et demandeurs d’asile à Harmanli (Bulgarie), à environ une heure de route de la frontière turque. Il partage une chambre avec sept autres Syriens qui se sont rendus en Europe pour fuir le conflit armé.

Il nous a expliqué qu’il avait fini par arriver en Bulgarie en mars 2014, à sa neuvième tentative.

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« Cela commence ici même » – la longue route du Soudan du Sud

Mary, de l’ethnie murle et Ayor, une femme dinka, se tiennent par la main dans un camp pour personnes déplacées à Djouba, la capitale du Soudan du Sud. © Amnesty International

Par Alex Neve, secrétaire général d’Amnesty International Canada (anglophone)

Tant d’instants m’ont marqué. Lors de cette récente mission au Soudan du Sud, des souffrances inimaginables et des peurs extrêmes nous ont été racontées par des personnes qui ont fait preuve d’une force inépuisable et d’une grande résilience, tantôt aux prises d’un profond désespoir et tantôt animées d’une foi déterminée.

Dans plusieurs cas, je ne m’attendais pas à vivre ces instants. Lire la suite

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Le problème avec les services secrets, c’est le secret

GCHQ - Quartier général des communications du gouvernement du Royaume-Uni © David Goddard/Getty Images

Le Quartier général des communications du gouvernement (GCHQ) du Royaume-Uni. © David Goddard/Getty Images

Par Harriet Garland, attachée de presse à Amnesty International Royaume-Uni.

Lundi 14 juillet, les agences britanniques du renseignement et leurs ministres de tutelle se trouveront sous le feu des projecteurs dans le cadre d’une procédure historique visant à déterminer si la surveillance de masse des communications est légale.

Grâce aux révélations du lanceur d’alerte Edward Snowden, rendues publiques l’an dernier, nous savons que les agences du renseignement des États-Unis et du Royaume-Uni menaient des programmes de surveillance d’une grande ampleur impliquant l’interception et la collecte d’échanges privés entre citoyens.
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La vérité et le débat sont les victimes du discours sur la «sécurité nationale» au Soudan du Sud

Alfred Taban, rédacteur en chef du Juba Monitor, un quotidien publié au Soudan du Sud. © Amnesty International

Par Alex Neve, secrétaire général d’Amnesty International Canada (anglophone), actuellement à Djouba, au Soudan du Sud

« Arrêtez de publier des articles sur le fédéralisme » – ceci est la mise en garde adressée aux médias du Soudan du Sud fin juin, par téléphone et à l’occasion de visites de membres des forces gouvernementales.

Le Service national de la sûreté a décidé qu’aborder la question du fédéralisme était une menace à la « sécurité nationale » – une conception de la gouvernance adoptée par des États du monde entier, d’ores et déjà inscrite dans la Constitution provisoire du Soudan du Sud. Aucun décret écrit ne confirmait pourtant cet avertissement lourd de menaces.

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